Dimanche 24 février 2008

Collège Victor HUGO                            Coordinatrice : Mlle Stéphanie LEROY

77 rue de Courbevoie

92000 NANTERRE

01.47.21.70.74.

                                                       Projet handisport Pékin 2008

« venez avec vos différences, repartez avec vos ressemblances »



1ère partie du projet : L’athlète handisport comme modèle positif pour nos élèves.

 2ème partie du projet : Les athlètes et nos élèves aux Jeux Paralympiques de Pékin 2008.

 
Ce document présente un projet pédagogique mené avec une classe de 4ème aide et soutien tout au long de l’année, de façon interdisciplinaire et se matérialisant par la participation d’athlètes handisports aux Jeux Olympiques qui seront supportés par la classe et éventuellement par les deux élèves les plus méritants, sur place, à Pékin.

Nous avons donc besoin de l’appui de plusieurs partenaires pour financer le voyage jusqu’à Pékin de ces deux élèves et de leur accompagnateur. 

Qui sommes-nous ? 

  • Le Collège Victor HUGO 

Le Collège, situé dans le centre ville de NANTERRE, accueille 565 élèves dont la majeure partie provient des quartiers Berthelot, et des Provinces françaises, quartiers dits « sensibles ». Une majorité d’élèves se caractérise par des ressources familiales faibles, un accompagnement scolaire souvent limité et des difficultés d’intégration.

 Ce projet, soutenu par notre Chef d’Etablissement, Mme MERCIER, a été pensé par le professeur d’EPS et par le professeur principal de la classe en juin 2007. Il s’est mis en place dès le mois de septembre après son adoption par l’ensemble des adultes de l’Equipe pédagogique et éducative. 

  • Les élèves de la 4ème aide et soutien  

La classe se compose de 20 élèves, âgés de 13 à 15 ans, en échec scolaire depuis des années.

Le dispositif « aide et soutien » vise à leur apporter des moyens supplémentaires pour les aider à surmonter leurs difficultés.  

En début d'année, ces adolescents se caractérisent par : 

  • des lacunes dans la maîtrise de la langue écrite ;

  • des connaissances fragiles et superficielles ;

  • un manque de méthodes et de rigueur ;

  • une lenteur et peu d'investissement dans le travail ;

  • un manque de confiance en eux ;

  • des difficultés à maîtriser ou à exprimer leurs émotions. 

Le point de départ de ce projet : 

  • il s'agissait de proposer un sujet susceptible d'intéresser la grande partie de nos élèves : le sport et les Jeux Olympiques ( événements souvent spectaculaires et médiatisés )  ;

  • utiliser ensuite ce support motivant pour leur redonner goût au travail et envie de s’investir ;

  • les amener à prendre conscience, grâce à la rencontre avec des athlètes handisports, que malgré leurs difficultés scolaires, familiales et sociales, ils peuvent connaître, eux aussi, la joie et la satisfaction de réussir à condition de fournir un effort important ;

  • notre projet a donc pour but de leur redonner confiance en eux et en leurs possibilités. 

Un double objectif scolaire et social : 

Ce projet nous semble très intéressant pour deux raisons principales : 

  • d'un point de vue scolaire, il s’inscrit complètement dans les textes officiels du Ministère de l’Education Nationale. L'école est le lieu où chacun a sa place quels que soient sa différence, ses difficultés ou son handicap. Ainsi, l'élève (re)trouve la sienne dans la classe, peut à nouveau s'investir dans sa scolarité et voir ses résultats progresser ; 

  • d'un point de vue social, il lutte contre l’exclusion et s’inscrit dans la loi « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » du 11 février 2005.

Il a pour but d’œuvrer pour la mixité sociale en facilitant l’insertion des personnes handicapées et en favorisant des rencontres avec les personnes valides. Il s’efforce de combattre des idées reçues, des peurs liées à la méconnaissance du handicap. Nos élèves qui viennent de quartiers défavorisés ont tendance à rester enfermés dans leur culture, dans leur quartier, dans leur mode de vie et ils sont très peu ouverts au monde extérieur et encore moins aux personnes « différentes ».

Ainsi, lors des premières rencontres avec les sportifs, certains ont avoué parler pour la première fois à une personne avec un handicap. N’étant pas eux-mêmes entourés de personnes handicapées, l’occasion ne leur a jamais été donnée d’aller naturellement vers ce public.

Si l’on souhaite favoriser l’intégration et l’insertion des personnes handicapées dans notre société, il est donc nécessaire de favoriser ce contact et de lutter contre les a priori encore très présents, et ce dès le plus jeune âge.

 Le handisport est donc le fil rouge de notre année scolaire ; il est déroulé dans toutes les disciplines et constitue ainsi une trame riche et complète, source de motivation chez nos élèves. 

1ère partie du projet : l’athlète handisport comme modèle positif pour nos élèves

 
Notre projet pour la classe : 

Notre projet est de suivre tout au long de l’année des athlètes handicapés dans leur préparation pour les prochains J.O. qui ont lieu à Pékin en septembre 2008.

Cet échange a lieu dans un premier temps au sein du Collège puisqu’un certain nombre d’athlètes ont la gentillesse de donner de leur temps pour venir rencontrer nos élèves. Dans un second temps, nous allons nous rendre à des séances d’entraînement et à des compétitions pour soutenir et encourager les athlètes. 

L’athlète handisport comme modèle positif : 

Ces athlètes sont tous différents les uns des autres, ils ont chacun leur histoire, leur handicap mais ils ont en commun cette même volonté de réussir, d’aller au delà de leurs limites. Cette énergie positive, qui permet de produire un effort incroyable, est omniprésente chez le sportif mais au contraire, rare chez nos élèves.

En effet, en échec scolaire depuis plusieurs années, ils ne sont souvent plus capables de produire l’effort demandé par leurs professeurs pour résoudre leurs difficultés.Nous espérons ainsi, par cette rencontre, provoquer chez nos élèves un « déclic », un sursaut de motivation : « si lui l’a fait (malgré son handicap), pourquoi pas moi ? » qui leur permettra de réussir. 

Ce projet comme point de rencontre entre toutes les disciplines : 

Ce projet pédagogique est interdisciplinaire puisque toutes les matières ont investi ce thème. Tout en respectant les programmes officiels, les enseignants créent des passerelles entre les différentes expériences vécues par les élèves et leurs exigences de travail : 

  • en français : les élèves préparent les interviews avec les sportifs et transcrivent par oral et par écrit tout ce qu’ils ont vécu lors des rencontres et des tournois ; 

  • en technologie : ils ont créé, avec l’aide de leur enseignant, le site web du Collège, véritable fenêtre de présentation du projet : ils y insèrent tous les travaux écrits préparés en français ainsi que les photos. Ils alimenteront tout au long de l’année le site avec, notamment, les résultats des différents athlètes aux compétitions ; 

  • en E.P.S., la découverte des activités handisports ( basket fauteuil, judo-aveugle, etc.) est portée à leur programme afin de développer une nouvelle motricité et enrichir leur culture sportive ; 

  • en éducation civique : l’enseignant a préparé notamment un chapitre sur la difficulté d’intégration et d’insertion professionnelle pour les personnes avec un handicap ; 

  • en arts plastiques : les élèves confectionnent des affiches et des panneaux d’encouragements pour se rendre sur les compétitions et sont responsables de la création d’un logo pour les t-shirts utilisés lors des 'mini-olympiques à Colombes en mai 2008' ( Jeux Paralympiques pour les Ecoles primaires ) ;

  • dans les disciplines linguistiques : les thèmes du handicap et du sport sont aussi exploités de façon récurrente. 

Pourquoi ce projet ? 

Ce projet est très riche à plusieurs niveaux : 

  • Pour nos élèves

  • ces rencontres sont utilisées comme moyen d’apprentissage, elles sont un support de travail plus motivant pour les élèves mais tout autant sources de connaissances ; 

  • elles favorisent la construction de la personnalité des adolescents en leur transmettant le respect de l’autre et de sa différence ; 

  • elles faciliteront leur insertion dans la société puisque ce projet encourage à la mixité sociale et à l’ouverture vers autrui. 

  • Pour le Collège et les adultes 

  • ce projet est valorisant pour notre Collège, car il témoigne d'une volonté de s’ouvrir au monde du handicap en sensibilisant adolescants et adultes ; 

  • il est aussi positif pour l’image de notre 4ème aide et soutien, image jusqu’ici négative, synonyme d’échec scolaire expliquant en partie le refus de certains parents à y envoyer leurs enfants ; 

  • il permet aussi de sensibiliser les adultes autour de ce thème et de nous amener à réfléchir sur notre propre relation aux personnes handicapéees ; 

  • il permet enfin aux enseignants de travailler ensemble autour d’un thème commun et de se soutenir face à cette classe parfois difficile à gérer et à motiver. 

  • Pour la Mairie de NANTERRE 

  • ce projet participera à renforcer l'image positive de la Mairie de NANTERRE s'impliquant de façon dynamique dans l'insertion de ses jeunes et des personnes handicapées ; 

  • il sensibilisera de façon plus large les Citoyens nanterriens autour de l'événement sportif et du handicap. 

Les athlètes concernés par le projet : 

  • M. Marc CRATERE : champion du monde d’escrime ; 

  • M. Damien SEGUIN : champion olympique de voile ; 

  • M. David TOUPE : vice champion du monde en badminton ; 

  • M. Clavel Kayitaré : athlétisme ; 

  • M. Rachid : basket. 

Les événements : 

*le 21 septembre 2007 : sortie au Défistival à Paris : premier contact avec le milieu handisport. Les élèves ont rencontré plusieurs athlètes et ont pu s'essayer aux activités handi : basket-fauteuil, rugby-flag, sarbacane, tennis de table, judo pour les aveugles, danse…; 

*le 23 octobre 2007 : rencontre avec Marc Cratère et Rachid, les deux athlètes parrains de notre projet pour apprendre à se connaître et échanger autour du thème du handicap ; 

*le 20 novembre 2007 : préparation et suivi de la Coupe du Monde d’escrime pour soutenir Marc Cratère et son équipe ; 

*le 21 décembre 2007 : démonstration et séance sportive autour de l’escrime handisport avec Marc Cratère et Guillaume. 

Ainsi, en plus du travail quotidien avec chaque professeur, une sortie ou une rencontre est prévue chaque mois pour alimenter le thème et rendre plus vivant notre projet. 

Les événements à venir : 

*le samedi 1er mars 2008 : soutenir et encourager l’équipe de fauteuil-basket de Rachid lors d’un match en avant-première de l’équipe de basket (valide) de NANTERRE qui évolue en Pro B ; 

*du 26 au 31 Mai 2008 : organisation en partenariat avec le Comité Handisport des Premiers Jeux Paralympiques des Ecoles primaires à Colombes. Nos élèves seront responsables lors de cet événement de stands et ils travailleront en collaboration avec des athlètes et des éducateurs. 

et bien d'autres encore… 

2ème partie du projet : Les athlètes et nos élèves aux Jeux Paralympiques de Pékin 2008


 Pourquoi aller à Pékin ? 

  • pour donner une finalité à notre projet. Ainsi, il prend encore plus de sens et le travail comporte une motivation supplémentaire ; 

  • pour apporter un soutien actif aux athlètes handisports qui sont malheureusement très peu médiatisés ; 

  • pour vivre l'expérience unique d'être au cœur des Jeux Olympiques et encourager des athlètes que l’on aura côtoyés toute l’année ; 

  • parce qu’aller à Pékin représenterait un voyage extraordinaire pour ces élèves qui n’ont malheureusement pas la chance de pouvoir voyager et découvrir des pays aussi lointains. L’intérêt des langues mais aussi de l’histoire-géographie prend ici tout son sens à travers cette expérience ; 

  • pour finir de responsabiliser les deux élèves qui deviendront des journalistes reporters pour la classe restée en France ; 

  • pour transformer l'image négative de la classe 4ème aide et soutien « élèves en échec » en une image positive, plus attrayante « classe à projet » ; preuve aussi que des moyens supplémentaires sont mis à disposition de cette classe pour que les élèves réussissent ; 

  • pour favoriser le rayonnement de notre Collège et de la Ville de NANTERRE impliqués dans l'intégration et la médiatisation des sportifs handicapés ; 

  • pour donner à nos élèves issus de la diversité un exemple d'intégration réussie. 

Ainsi, les Jeux Paralympiques représentent pour les athlètes comme pour nos élèves une consécration de leurs projets respectifs : se rendre aux Jeux pour les athlètes est synonyme de performance et pour les élèves, gage d’une année scolaire réussie. 

Le retour au Collège : partager cette expérience unique : 

Une fois passé, l’événement se prolongera au sein du Collège et de la Ville de NANTERRE à travers différentes actions : 

  • l'enseignant et ses élèves devront tenir quotidiennement un journal de bord écrit qui servira ensuite de support aux travaux et actions réalisés à leur retour ; 

  • nous continuerons à alimenter le site web du Collège : pendant l’événement, le professeur et ses élèves s’engagent à envoyer chaque jour un mail et des photos. Quant aux élèves restés au Collège, ils mettront au fur et à mesure en ligne les résultats des athlètes ; 

  • nous réaliserons une exposition photos à laquelle auront accès tous les élèves du Collège dans un premier temps et qui pourra être ensuite affichée au sein de la Bibliothèque ou de la Médiathèque de la ville de NANTERRE ; 

  • nous proposerons aux élèves du Collège ainsi qu'à leurs familles une soirée diaporama.

 

 

 

 

 

 

 

Par Stef
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Samedi 23 février 2008

           Les vertus de l'escrime pour une personne handicapée sont nombreuses. Outre ses qualités ludiques, sa pratique favorise la précision du geste, le sens de l'équilibre, mais aussi la vivacité de décision et de réaction. Ce sport permet aussi d'augmenter le volume d'action du corps.

Au niveau international, les tireurs sont répartis en trois catégories suivant l'importance du handicap : tétraplégiques, handicapés sans équilibre du tronc et handicapés bénéficiant de cet équilibre.

En France, en dehors des tétraplégiques, les épreuves se disputent sans catégorie. Il est en effet prouvé, à la vue des résultats en compétition, que les plus handicapés peuvent compenser un désavantage physique, comme un sportif valide, par plus d'encadrement, de technique, d'intelligence de jeu et de détermination.

Ce sport est ouvert à tout handicapé, et depuis peu, après une expérience étonnante mais concluante, aux non-voyants qui peuvent pratiquer l'épée.
 

L'escrime respecte les règles strictes de la Fédération Internationale d'Escrime ; seules quelques adaptations liées au fauteuil, définies par un Comité Technique International, complètent ce règlement. 

Ces adaptations ont trait principalement à la prise de la distance entre les tireurs et le fauteuil, car en raison des armes électriques celui-ci doit être isolé et ne comprendre aucun accessoire susceptible de protéger une surface de touche valable. 

Si les fauteuils sont bien maintenus pour conserver une nécessaire stabilité lors des actions, ce sport est loin d'être statique. Il nécessite un engagement physique important, dès lors que le tireur progresse au niveau technique et tactique.
La position assise n'est pas une limite à la diversité technique de cette discipline, qui compte de plus en plus de rencontres amicales avec les tireurs non handicapés, au fleuret, à l'épée et au sabre.

 

Par Stef
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Lundi 18 février 2008

     Notre prochain rendez-vous autour de ce projet aura lieu le 1er mars au Palais des Sports de Nanterre.
En effet, la mairie de Nanterre organise un événement autour du basket avec des animations et des initiations de basket-fauteuils. 
Puis nous assisterons à un match de fauteuil basket de National 2 : Genevilliers contre l'équipe féminine de Paris, l'occasion de retrouver Rachid que nous avons rencontré à plusieurs reprises et qui fait partie de l'équipe de Genevilliers.
Enfin, nous finirons la soirée en beauté puisque nous sommes invités au match de Pro B : Nanterre/ St Etienne. 

Voici le compte-rendu écrit de Raphaël :

"Lors de la sortie du 1° mars, nous avons fait plusieurs choses. 
Tout d'abord, je suis arrivé [à l'intérieur du Palais des Sports] et j'ai vu Mme Léa (notre professeur principale) et Gladys. Nous sommes allés faire quelques activités comme des tirs, des passes et du basket-fauteuil. Puis, nous avons dû retourner dans les gradins pour regarder le match de démonstration de basket entre enfants [valides de 8 à 12 ans].

 

Ensuite, [nous avons assisté] au match de basket-fauteuil qui opposait Gennevilliers au CAP SAAA Paris. Ce match était bien car il opposait les hommes de Gennevilliers aux femmes de CAP SAAA Paris. Au premier quart temps, nous avons retrouvé Marcus ; on a pris de ses nouvelles. Marcus est blessé à l'épaule ou au bras mais il est qualifié aux J.O. de Pékin. A la fin, c'est l'équipe de Genevilliers qui a gagné avec 68 points contre 44 points pour le CAP SAA Paris. Dans l'équipe de Gennevilliers, il y avait Rachid qui jouait : il a mis 2 paniers qui ont permis de rapporter 4 points à son équipe. Enfin, j'ai dû partir. Cette [aprés-midi] était très bien ! " 


Gladys s'est dite ravie d'avoir participé à cette journée car "nous avons pratiqué du basket-fauteuil [alors qu'elle] n'en avait pas fait au Défistival" et car "c'était la première fois qu'on [voyait] Rachid en action."

 

Par Stef
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Mardi 1 janvier 2008

Nanterre,                                                                                           le jeudi 10 janvier 2008,





Chers Maïté, Marcus, Rachid et Guillaume,




              Tous les élèves de la 4°4 du Collège Victor Hugo ainsi que l'ensemble de leurs professeurs vous présentent à tous les quatre tous leurs meilleurs voeux de bonheur pour cette nouvelle année : santé, amours, réussites ainsi qu'une flopée de médailles aux Jeux Olympiques de Pékin 2008 !



Nous vous embrassons et à bientôt !

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Par Stef
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Vendredi 21 décembre 2007

     Marc Cratère, champion du monde d'escrime, est venu aujourd'hui au Collège pour faire essayer l'escrime fauteuil aux élèves de la 4°4. Certains d'entre nous l'ont aidé à sortir le matériel de sa voiture et à le transporter jusqu'au gymnase. Après quelques minutes d'installation, la découverte et l'initiation de cette nouvelle activité pouvait enfin commencer...

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undefined     Il nous a d'abord expliqué le règlement et l'arbitrage puis a fait une démonstration avec son partenaire d'entrainement de l'équipe de France : Guillaume Prunget .
Nous nous sommes donc improvisés arbitres officiels de cette rencontre:  "un, deux, trois, en garde !"
Le matériel perfectionné permet de compter les points : lorsque l'adversaire est touché un voyant s'allume.
Finalement, après quelques assauts époustouflants, nous avons déclaré vainqueur: Marcus !!!


Ensuite, chacun notre tour, nous avons revêtu la tenue d'escrimeur et nous avons fait des petits assauts. C'était très amusant mais pas si facile !! Il faudra encore de nombreuses séances d'entrainement pour pouvoir défier Marcus et Guillaume...
                                        Merci à eux deux pour cette belle matinée !!!

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Par Stef
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Mardi 23 octobre 2007

 1- Identité : undefined
Nom :
Cratère
Prénom : Marc ou Marcus pour les amis
Age : 34 ans
Lieu de naissance : la Martinique
Avez-vous une activité professionnelle ? un poste à Décathlon ; entraîneur et puis, je fais des démonstrations dans les écoles et les hôpitaux.

2- Votre sport :
Quel sport pratiquez-vous ?
l'escrime handisport.

A quel âge avez-vous débuté votre sport ? J'ai commencé l'escrime il y a trois ans et demi.

Pourquoi avez-vous choisi ce sport ? J'ai choisi l'escrime un peu par hasard. C'était très physique mais très vite, j'ai eu de bons résultats et puis, le maître d'arme a été impressionné par mes bras. Dans le milieu de l'escrime, il y a aussi une vraie convivialité avec les "petites bouffes" et les voyages.

En quoi votre handicap a-t-il modifié la pratique de votre sport ? avant mon accident, je ne faisais pas de sport. Je ne comprenais pas pourquoi on pouvait se faire souffrir sans raison. Depuis que je fais du sport, je réalise que pendant la séance, j'oublie mes soucis : ça peut paraître un peu bizarre mais depuis que je suis handicapé et que je fais du sport, je suis plus épanoui.

 
Combien d'heures d'entraînement pratiquez-vous par jour / par semaine ?
Je m'entraîne le lundi, le mercredi et le vendredi. Environ deux, à trois fois par semaine ce qui n'est pas assez selon la Fédé qui voudrait que je m'entraîne quatre fois par semaine ! (rires) Mais j'ai aussi besoin de sortir du milieu handisport.

Faites-vous de la musculation ?
non, même si mes bras sont très musclés !  à force de pousser le fauteuil, ça muscle ! (rires)

Quels sont vos meilleurs résultats ? je suis n°1 mondial à l'épée dans ma catégorie depuis trois ans ; champion du monde de sabre par équipe en 2006 ; vice-champion du monde de sabre en 2006.

Dans votre sport, y-a-t-il plusieurs catégories de handicap ?
il y a trois catégories : la catégorie A celle des amputés ; la B celle de ceux qui n'ont pas d'abdominaux et la C réservée aux tétraplégiques.

Avez-vous déjà abandonné une compétition ? Pour quelles raisons ?
Jamais, même au Championnat d'Europe de Varsovie où mon nerf cervical avait paralysé mon bras gauche !

Que pensez-vous du dopage ? c'est complètement ridicule. Le sport c'est pour se faire plaisir et pour découvrir ce dont on est capable.

Avez-vous déjà été tenté par le dopage pour améliorer vos résultats ? Pourquoi ? non, j'aime repousser mes limites et puis, chez nous, il n'y a pas d'enjeu financier. 

3- Les Jeux Olympiques :
Que pensez-vous des Jeux Olympiques ?
C'est l'aboutissement de tout.
 

Allez-vous participer aux J.O. de Pékin ? Pour l'instant et jusqu'à la prochaine Coupe du Monde je suis qualifié !

 

Merci pour l’entretien et bon courage pour la suite de votre carrière !

 

 

 

 

Par Stef
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Vendredi 21 septembre 2007

 

Compte rendu réalisé par les élèves avec leur professeur de français  undefined

Quelle chance ! Nous sortons du Collège et en plus, il fait vraiment beau !

Un questionnaire est distribué à chaque élève : « Je me mets à la place d'une personne sur un fauteuil roulant ou dans la peau d'un aveugle. Quelles sont les difficultés présentes sur mon trajet ? Quels sont les dispositifs mis en place pour faciliter mon déplacement ? »

 

Sur le trajet :

  • on note la présence de bandes rugueuses destinées aux personnes mal voyantes : elles signalent le passage piéton ;

  • l'accès aux fauteuils roulants semble limité : comment les fauteuils peuvent-ils monter et descendre du R.E.R. ?

  • comment les aveugles peuvent-ils savoir dans quel train monter ou à quel moment descendre s'il n'y a aucun signal sonore ?

  • On repère à Paris sous les feux rouges des bornes sonores pour aveugles.

 

En conclusion, il nous semble que le trajet n'est pas ou peu adapté aux personnes handicapées. Il reste pour eux dangereux et inquiétant.

 

A 11h30 : nous arrivons au Champ de Mars.

Nous prenons des photos de la Tour Eiffel. Nous sommes tout de suite accueillis par la Présidente du Comité handisports. Nous apercevons de loin Jonah LOMU, l'un des meilleurs joueurs de rugby des All Blacks (Nouvelle-Zélande) et rencontrons Kim, une formatrice handisports qui est sur un atelier danse. Elle nous explique qu'elle travaille avec des enfants qui vont mourir : « Ils ont peu de temps à vivre alors on fait en sorte que ça soit agréable pour eux. » Alan s'exclame spontanément : « C'est triste ! J'pourrai pas faire ça ! Ça doit être trop dur ! »

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Puis les élèves sont divisés en deux groupes : les uns vont sur l'atelier judo, les autres sur l'atelier escrime.

L'animateur de l'atelier judo invite les élèves à se déchausser et à monter sur le tatami. Il nous explique que le judo est un sport approprié aux aveugles ou mal voyants car c'est un sport très tactile. Les élèves chaussent des lunettes qui obstruent la vision : tels des aveugles, ils doivent alors se laisser guider par un autre. Puis ils courent, font des roulades et entament des petits combats au sol.

Agnès : « Quand on voit pas ça fait peur. »

Soraya : « ça fait peur parce qu'avec ces lunettes on doit faire confiance à son partenaire. »


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Les animations et les pratiques diverses s'arrêtent : Jonah LOMU,inaugure le Défistival. A ce moment, on rappelle que le handicap c'est de la souffrance mais aussi de la joie. Le Défistival est surtout placé sous le signe du partage :
« Venez avec vos différences. Repartez avec vos ressemblances. »

Les deux jours sont vraiment ouverts avec le lancer du ballon de rugby dans la foule par LOMU. Alan a touché le ballon signé par LOMU mais un monsieur le lui a disputé avec hargne.
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A 12h30 : tout le monde a faim !

 

Nous partons pique-niquer sur le Champ de Mars. Au centre de la Tour Eiffel se trouve un immense ballon de rugby (nous sommes en pleine Coupe du Monde de rugby).

Pendant ce temps, Mme LEROY (professeur d'E.P.S.) défie la sécurité pour obtenir un autographe de Jonah LOMU.

Les oiseaux s'approchent du groupe pour picorer les miettes. Puis les garçons improvisent une mêlée et un petit match de rugby avec une bouteille en plastique. Des photos sont prises et les garçons chantent la Marseillaise bras-dessus bras-dessous.

 

A 13h00 : nous quittons l'aire de pique-nique pour rejoindre les ateliers basket-fauteuils et flag-rugby. La classe est divisée en deux groupes.

 

Un des deux groupes se rend d'abord sur l'atelier basket-fauteuils.

Dans un premier temps, nous avons essayé de manœuvrer les fauteuils, ce qui n'était pas très facile !

Tony : « Comment j'fais pour freiner ? Et c'est chaud ! J'ai du mal ! Et madame, ça fait peur, ça part tout seul ! »

D'ailleurs notre professeur de français a basculé en arrière. Quelle chute ! Certains élèves ont eux aussi failli tomber à plusieurs reprises.

Circuler en fauteuil a fini par nous faire mal aux bras et parfois par nous brûler les mains. Mais dans l'ensemble, nous avons trouvé le basket-fauteuils amusant. Nous avons passé un moment agréable ; Tony a même marqué deux paniers ! Pourtant ce n'est vraiment pas évident car nous restons au ras du sol alors que le panier est toujours aussi haut (3m05) !

A la fin de l'atelier, Steve s'est écrié plusieurs fois :

« Comment c'est trop bien ! »


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A 13h40 : Nous rejoignons ensuite l'atelier de flag-rugby.

 

La particularité de ce sport réside dans le ballon en caoutchouc mou et troué qui est plus facile à saisir, à attraper. Il faut être ensuite très rapide pour aller déposer le ballon sur le terrain adverse. Il n'est pas facile d'avancer et de faire une passe en arrière (ce n'est pas un réflexe naturel !) De plus, dès que l'on est touché à deux mains, le joueur doit donner le ballon à l'équipe adverse. A ce jeu-là, Jérémy et Ferdinand sont de vraies anguilles !

Les avis sur ce sport sont partagés. Ceux qui aiment courir et jouer en groupe ont apprécié. Ceux qui, au contraire, n'aiment pas l'effort ont trouvé ce jeu très fatigant.
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Pendant ce temps-là, le groupe d'élèves se trouvant sur l'atelier basket-fauteuils a été filmé par un journaliste de TF1. Puis la classe a été interviewée : Alan a répondu aux questions avec beaucoup de clarté et de sérieux. Les élèves autour de lui étaient très calmes.

Ensuite, nous avons profité d'une courte pause pour souffler un peu et nous réhydrater. Puis nous nous sommes à nouveau séparés en deux groupes.

Pour l'atelier danse, Kim n'a pu nous rejoindre à temps. Sur l'atelier sarbacane, certains élèves ont essayé des exercices de tirs de précision : une fois la fléchette placée dans la sarbacane, on cherche à atteindre une cible ou des ballons. 
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A 15h20: au moment de quitter le site, la classe a été à nouveau filmée. Cette fois-ci, c'est Mme LEROY qui a pris la parole pour dire combien la journée au Défistival a été enrichissante. Steve, quant à lui, ne cessait de répéter avec un grand sourire :

C'est pour quelle chaîne ?”

 

A 16h15 : retour au Collège !

 

Quelques impressions recueillies après cette journée au Défistival :

 

Soraya : “J'ai bien aimé cette journée car ça nous a permis de nous mettre à la place d'un invalide. Pour nous, c'était un peu difficile. Eux n'ont pas le choix : ils doivent s'adapter.”

 

Ferdinand : “C'était gentil de la part des professeurs d'organiser cette sortie pleine de bonheur. Toute la classe s'est bien amusée.”

 

Gladys : “C'était bien, très agréable. C'était un moment de bonheur d'être là, ensemble, avec nos camarades.”

 

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Messaoud :
“Le Défistival m'a beaucoup plu !”

 

Melissa : “Je retiens de cette journée que tout le monde s'est amusé. C'était sympa de voir les garçons jouer au rugby-bouteille après le pique-nique.”

 

Tony : “J'ai ressenti beaucoup de joie et je me suis bien amusé. J'ai pu me rendre compte de tout ce qui est créé pour les handicapés et j'en suis heureux.”

 

Winnie : “Les professeurs ont pris des photos de nous.”

 

Anthony : “J'ai apprécié cette journée, le basket-fauteuils et quand on nous a filmés.”

 

Agnès : “J'ai adoré cette journée !”

 

Jessica :“Je garde un très bon souvenir de cette journée et plus particulièrement de l'atelier basket-fauteuils.”

 

Alan : “C'était une journée très bénéfique !”

 

Loïc : “La journée a été superbe. Il n'y a eu aucune bagarre et que de la joie. C'était vraiment bien !”

 

Steve : “C'est difficile de se mettre à la place d'une personne handicapée.”

 

Par Stef
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